Valérie Vaubourg - Manifestons nous – Happy New War - Collège Boris Vian - COUDEKERQUE-BRANCHE – Mars 2018

Attirance ou répulsion ?

A l’instar des voeux et des souhaits qui fleurissent le quo­tidien à l’approche des fêtes de Noël, Valérie Vaubourg ré­cupère et retranscrit le "Happy New Year" en "Happy New War". Dans le raffinement des amba­ges typographiques, l’artiste nous souhaite une joyeuse nouvelle… guerre.

 

Habituée au détournement d’images, Valérie Vaubourg ques­tionne le sens précis des images et des mots, agissant comme un révé­lateur. Ainsi, grâce à ce nouveau détournement, elle nous confronte au fait que l’envahissement par les messages les font disparaître.

 

Au-delà du jeu de mots, au-delà des résonances pho­nétiques, l’artiste soulève éga­lement la question du langage guerrier tellement présent dans le vocabulaire courant : la lutte (so­ciale), la guerre (des monnaies), le combat (politique)… Non, sans ironie, cet oxymore (figure de style réunissant deux termes op­posés, de sens contraire), Hap­py New War, renvoie le specta­teur à ses propres contradictions.

 

Ici la violence est décorative. Valérie Vau­bourg travaille non pas tant les images elles-mêmes que la ma­nière dont elles sont perçues. L’ar­tiste aide à constater que si les images parlent bel et bien, elles ne tiennent pas nécessairement le discours que l’on attend d’elles. Son travail dirige le spectateur vers une dimension politique et so­ciale qui, a priori, nous échappait.

 

Valérie Vaubourg cherche à renouer le dialogue entre l’observateur, la représen­tation et sa signification.

 

 

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