Hyane - Portraits in situ - Collège Lucie Aubrac - DUNKERQUE - janvier 2018

Un des axes engagé dans la problématique de l’art et du temps, est de faire prendre en compte aux élèves la fugitivité du temps et son expression dans une matérialité évanescente.

Si Baudelaire en 1963 énonçait dans Le peintre de la vie moderne que « La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l'éternel et l' immuable. », questionner aujourd’hui les élèves sur le temps, c’est soumettre leur production à un flux temporel difficilement palpable.

De ce fait, le choix s’est fait de construire un projet commun autour de la photographie, et plus particulièrement autour du portrait photographique, avec les collégiens et les lycéens du club photo du Lycée de l’Europe.

En abordant le portrait et l’autoportrait, les élèves étaient amenés à se questionner sur leur image et ce qui fait qu’une photographie devienne artistique, sur les manières de représenter le temps, ainsi que sur le but, pourquoi vouloir matérialiser le temps qui passe et comment le montrer ?

En se référant à des artistes tels que Thomas RUFF, Roman OPALKA et JR dans Women are heroes (2008), Favela Morro da Providencia au Brésil, les élèves ont pu définir une intention engagée de la représentation de leur temporalité.

En travaillant par étapes, et de manière interdisciplinaire (arts plastiques et lettres modernes), chaque élève a produit un texte exprimant le temps en travaillant le sens et la forme (poème, haïku, narration, mots, calligrammes…) qui accompagnait le portrait noir et blanc de l’élève.

Par la suite, les élèves du collège et du lycée ont été mélangés pour produire une installation in situ de leurs photographies. Simultanément, un groupe d’élèves a installé  au collège et au lycée, dans les escaliers des établissements... Rappeler notre existence, notre présence et notre absence par une installation photographique in situ... Choisir un lieu de passage suffisamment emprunté quotidiennement pour bousculer les regards, et laisser l’image aux aléas du passage, de l’usure, de sa dégradation jusqu’à sa totale disparition.

 

Merci à Mme BARBERA, professeur documentaliste et M BACHELET, professeur de sciences industrielles et responsable du club photo du lycée de l’Europe,

Merci à Mmes CAOUEN et DORMAEL, enseignantes de lettres modernes,

Merci à César pour l’accompagnement des élèves,

Merci à nos élèves pour leur investissement et leur implication dans la mise en œuvre du projet.

 

Patricia Boguet

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