Valérie Vaubourg - Le charme de l'ancien - Collège Henri Matisse - LILLE - mars 2014

Du 12 mars au 22 mai 2014, les élèves du collège Matisse ont découvert l’univers de Valérie Vaubourg à l’occasion des visites et des propositions de travail autour de trois de ses œuvres : une installation composée d’un banc recouvert de tissu sérigraphié dont les motifs cachent des grenades, une feuille blanche perforée au poinçon, qui révèle au cœur d’entrelacs décoratifs, un pistolet et un mur recouvert de papier peint aux allures de toile de Jouy qui recèlent des scènes de violence entre policiers et manifestants.

 

Corentin Vandindenen, 3 « Valérie Vaubourg fait vivre ses œuvres à travers des objets que nous voyons au quotidien. »

 

Thomas Ganofski, 4e « Sur le banc, on voit des grenades camouflées dans les motifs de fleurs, c’est comme si Valérie Vaubourg ironisait la violence et nous montrait qu’elle s’assoit dessus ! »

 

Till Delfini-Gérard, 3 « Valérie Vaubourg est une artiste qui travaille sur la dissimulation de faits et d’objets agressifs, comme les armes, les violences policières, les crânes… Sous des airs inoffensifs elle nous montre que la cruauté peut se trouver là où on l’attend le moins. Ce message est présent dans les trois œuvres exposées au collège.

 

Le papier peint s’inspire des scénettes bucoliques et naïves présentes dans la toile de Jouy. L’artiste les a substituées par des scènes de violence policières, en conservant le même style d’origine. Par la banalité du style de l’objet, on ne se doute pas, dans un premier temps que les dessins sont violents, on le réalise en s’en approchant.

Le pistolet ressemble de loin à une feuille blanche mais il est percé avec minutie de milliers de petits trous qui forment un pistolet.

Le motif aux grenades est un banc à motif dont on distingue des grenades dissimulées entre les fleurs et les fioritures.

 

Dans les trois œuvres, le type d’approche est le même : l’objet semble banal mais un détail vient le dénaturer et lui donner de l’intérêt. »

 

 

Guillaume Tahon, 3e« L’artiste se situe dans le registre de l’amour et du bonheur et même temps tout son contraire. Cela fonctionne comme un retour à la réalité pour voir notre monde qui semble être « tout en rose » alors que la violence s’y cache partout.

Les trous au poinçon qui réalisent le dessin du pistolet évoquent les vides laissés par les tirs des balles. »

 



Youna De Villars, 3e« Le pistolet est dissimulé comme caché dans un buisson.



Comme si l’on marchait sur une mine, on pourrait exploser en s’asseyant sur le banc.



Nous sommes habitués à la violence, nous la traversons sans nous en rendre compte, elle est parfois cachée dans les informations et nous prétextons la distance géographique pour justifier notre indifférence. La violence des jeux vidéo est inoffensive : nous disposons de plusieurs vies alors que dans les films tout n’est que fiction. Les médias ne nous cache plus la violence…nous nous sommes simplement habitués. A l’image des médias qui nous entourent, les œuvres de Valérie Vaubourg sont discrètes et implicites. »

 

Camille Goddon, 3e« Les œuvres aux motifs décoratifs suivent un schéma mathématique. Leur discrétion, due aussi à l’absence de couleur, font que, si on n’y fait pas attention, elles se fondent dans le décor, comme une sorte de camouflage. »

 

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<titre>Découverte de La vie en rose, version noire pour l'EROA;Papier peint collectif;Rencontre avec une classe de 3e;Valérie Vaubourg La vie en rose 2004;Vue de l'exposition des élèves;Workshop avec Valérie Vaubourg<titre>